Radioactivité, Rayonnement et Radioprotection


Toute matière est constituée de noyaux atomiques et d’électrons.
La plupart des noyaux atomiques qui se trouvent ainsi autour de nous ne changent pas : ils sont stables. En plus de ces noyaux atomiques stables, il existe aussi de nombreux noyaux instables. Ceux-ci changent spontanément par l’émission de particules ou de rayonnement. On dit de ces noyaux qu’ils sont radioactifs, et l’émission de ces particules ou rayonnement est appelée décroissance radioactive.
Cette décroissance radioactive se passe avec un temps caractéristique qui dans la plupart des cas est bien plus petit que l’âge de la Terre. Ceci fait qu’actuellement la plupart des noyaux radioactifs ont disparu de la Terre. Quelques-uns de ces noyaux radioactifs ont subsisté jusqu’à aujourd’hui sur Terre. Ils constituent une fraction de la radioactivité naturelle.
Les noyaux radioactifs peuvent également être fabriqués artificiellement dans les réacteurs nucléaires et les accélérateurs de particules.
Les particules ou le rayonnement émis sont appelés rayonnements ionisants car ils possèdent assez d’énergie pour pouvoir détacher des électrons des atomes et donc pour ioniser la matière. En plus des noyaux radioactifs, il existe des appareils qui sont capables d’émettre de tels rayonnements ionisants : réacteurs nucléaires, accélérateurs de particules, mais aussi appareils à rayons X.


Comme mentionné ci-dessus, on peut trouver des matériaux radioactifs dans la nature. Ceci concerne principalement les matières radioactives à vie longue qui sont présentes sur la Terre depuis sa formation, et auxquelles chacun est exposé dans une certaine mesure. On parle ici du rayonnement d’origine terrestre. En plus de ce type de rayonnement naturel, il y en a quelques autres : rayonnement cosmique (en provenance de l’Univers), éléments radioactifs présents dans le corps de chacun, radon et thoron (sous-produits de la décroissance des noyaux radioactifs naturels).
En plus de ces sources naturelles de rayonnement, nous sommes exposés également à des sources artificielles de rayonnement : l’industrie nucléaire, la médecine (diagnostic et thérapie), toutes sortes d’applications industrielles, … De tout ceci résulte une exposition moyenne pour la population qui pour la Belgique se présente comme suit :

Il apparaît de cette figure le fait que les examens diagnostiques contribuent à une fraction importante de notre exposition moyenne. De plus, cette fraction parait augmenter encore suite au nombre de plus en plus grand d'examens diagnostiques qui sont effectués.



Quand les rayonnements ionisants pénètrent dans les tissus vivants, ils y provoquent des ionisations, comme dans toute autre matière. Ces ionisations peuvent avoir pour conséquence de petites, mais cependant relativement importantes, perturbations des caractéristiques des cellules irradiées. Il apparaît de ce fait une série de processus possibles qui conduisent finalement à un dommage biologique dans ces tissus.

Du fait du risque de ce dommage biologique suite à l’exposition aux rayonnements ionisants, il est nécessaire de protéger les êtres vivants contre ces effets nocifs possibles. La science qui se consacre à l’examen des techniques et des méthodes de protection est appelée radioprotection.
Chaque utilisation des rayonnements ionisants, dans les différents domaines, doit être justifiée par les avantages que cet usage procure. De plus, il faut s’efforcer d’optimaliser l’exposition qui en résulte. Enfin, des limites déterminées doivent être respectées, pour les doses de rayonnements reçues.


Si vous souhaitez en savoir plus sur ce sujet, nous vous suggérons de consulter les sites suivants :

Français/Nederlands
http://www.nirond.be
http://www.fanc.fgov.be

Français
http://www.cea.fr
http://www.laradioactivite.com
http://www.sckcen.be/isrp/

Nederlands
http://www.nrg-nl.com
http://www.sckcen.be/isrp/

English
http://www.nrpb.org